samedi 14 février 2009

Patronat chez le président du HCE : l’hypocrisie à répétition.


Certains parmi les hommes d’affaire qui composent actuellement le patronat, sont de l’époque Moctar Ould Daddah.
On les appelle : la bourgeoisie compradore naissante, après les années 70. Puis le troupeau s’est vu agrandir, dès les premières années du règne des militaires.
Devenus premiers prédateurs des deniers publics (surfacturations pour services non faits ou œuvres semi-acheveés, manque du respect des règles de l’art, violation de l’obligation contractuelle, bradage de la ressource halieutique, etc.), les hommes d’affaires mauritaniens composant notre patronat aujourd’hui, sont devenus incontournables pour les campagnes électorales, parce qu’avec l’argent facilement et malhonnêtement acquis, ils se sont spécialisés dans les fraudes, de toutes sortes et les faux votants.
Chaque fois qu’un coup d’Etat amène des nouveaux hommes au pouvoir, le patronat est là, pour les applaudir tout en crachant sur ceux qui viennent d’être destitués.
Nos hommes d’affaires, sont une race de ce qu’on appelle, les sans loi ni foi… Chercher leur soutien, pour résoudre les grands problèmes du pays, est un leurre.
Ils ne sont jamais sincères dans leurs doléances, parce que tout ce qu’ils possèdent est mal acquis d’avance. En politique, ils prennent aujourd’hui la place des griots, mettant cette frange sociale au chômage : mais, tout en cherchant à être griots, ils ne deviennent même pas harakatt. Ah, les harakatt sont d’ailleurs plus responsables que nos hommes d’affaire, parce qu’ils nous enseignent au moins les grandes valeurs de courage et de sagesse.
Leur temps doit être révolu : chaque fois qu’ils applaudissent un régime, ce dernier disparaît, chose que le citoyen mauritanien lambda ne souhaite pas par les temps qui courent, étant donné que le Général Ould Abdel Aziz se montre incontestablement aujourd’hui, l’homme à poigne dont la Mauritanie des hypocrites politiciens mafieux, a plus que besoin, pour conduire les affaires du pays, conformément aux préceptes de la raison. Cette Mauritanie-là, il faut le dire, est plus que menacée actuellement, par les égoïsmes des sous-hommes et les caprices des femmes. Elle a besoin d’un homme au vrai sens du terme.
Durant la réunion entre le président du HCE et les hommes d’affaire dirigés par Ahmed Baba Ould Azizi (à la zizi), on a vu des momies égyptiennes répéter la même chanson qu’on a chantée le 10 juillet 1978, devant le CMRN (Comité Militaire pour le Redressement National).
On a vu aussi à la TVM, un ancien flic devenu homme d’affaire "respectable" mais non respecté, avec à ses cotés des anciens boys devenus eux aussi, hommes d’affaire. Ley.
Ce n’est pas en tout cas ce pêle-mêle qu’on a vu à la télévision, qui va sortir la Mauritanie de sa crise, quelle qu’en soit la nature !
Si réellement les hommes d’affaire étaient dignes de cette appellation, la Mauritanie ne compterait aujourd’hui aucun chômeur et on n’aurait même pas besoin de financements étrangers ni d’ajustements structurels, pour une population qui ne dépasse même pas trois millions d’habitants.
Si aussi, nous voulons vraiment nous débarrasser des ROUMOUZ-EL-VESSAD, il faut impérativement s’éloigner des hommes d’affaire actuels qu’on vient de voir à la TVM, avec le chef de l’Etat : ils se plaignent d’une taxe de vingt ouguiya sur le gasoil au profit de l’aide sociale, alors qu’ils ont pillé le pays des décennies durant.
Ce ne sont que des voyous de grands chemins et non des citoyens patriotes, sur lequel on peut compter. Comment en effet, peut-on compter sur ces gens-là, qui ne veulent pas payer vingt ouguiyas, au profit d’un fond de solidarité sociale ? C’est tout simplement, la même race de prédateurs ennemis de la Nation, qui se moquent de la République.
Certains d’entre eux, ont eu le culot de parler de la mévente des stocks du poisson. D’accord, mais qui a provoqué cette mévente ?
N’est-ce pas ce sont eux-mêmes, qui sabotent la commercialisation, parce qu’ils visent à liquider la SMCP, pour mieux pouvoir brader la ressource et régner en maîtres mafieux, sur le secteur..
D’autre part, l’actuel ministre des pêches Hacena Ould Ely, est incompétent et faiblard devant les armateurs truands.
Lors de cette réunion, le ministre des pêches ressemblait à un serveur de gargote, genre "MANGER CHEZ SOULEYMANE A TOUTE HEURE".
Mais malheureusement, ce n’est pas le seul ministre nullard : c’est l’archétype du cabinet Moulaye I. Espérons qu’avec Moulaye II, on aura des ministres dignes de ce nom.

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